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The Bock, Festung Europa. Ein Panorama

 Les 10 & 11 décembre 2016 à 16:00 au Luxembourg-Grund, une installation sonore originale a fait vibrer le Bockfiels et la  vallée du Grund.   
Une nouvelle coopération innovatrice et créative entre l’UGDA et la Philharmonie Luxembourg à la fin du festival « Rainy Days » a réuni plus de 120 instrumentistes de l’Ecole de musique de l’UGDA, dont la plupart des jeunes musiciens âgés entre 13 et 30 ans, pour la création mondiale de « The Bock, Festung Europa. Ein Panorama », du compositeur suisse Daniel Ott (composition et conception, commande de la Philharmonie Luxembourg) et du dramaturge Enrico Stolzenburg (mise en scène). Une nouvelle coopération après celles de 2005, 2010, 2012 et 2015.
Plus de 100 élèves de l’Ecole de musique de l'UGDA venant des différentes régions du pays encadrés pédagogiquement par 40 chargés de cours ont participé à cette installation sonore qui a été  impressionnante, où le Bockfels, les casemates, et la vallée autour de l’Abbaye de Neumünster ont vibré aux sons des instruments à vent et de percussion.
C’est à 16.00 heures précises les 10 et 11 décembre que le spectacle a débuté. Commençant avec des sons isolés et lointains de différents solistes à la trompette, la roche s’est réveillée avec des ensembles de trompettes en haut du Bockfiels, des cors, trombones et euphoniums et basses dans les casemates. Puis entrent en scène les clarinettes cachées à l’extrémité de la cour de l’Abbaye, les saxophones dans les jardins en descente du Bockfiels et les clarinettes-basses installées dans la petite maisonnette dans les jardins, et entrecoupés par des interventions isolées des solistes en trompette et des deux piccolos, cor et  trombones. Des passages calmes et doux avec les instruments en bois  jusqu’à des triples fortes s’alternent, entrecoupés par les haut-parleurs annonçant les manifestations pro et contra.
Puis les percussions avec plusieurs facettes sonores transforment le moment, en passant d’une atmosphère paisible près de la rivière à la révolte où les sons des haut-parleurs des manifestants montrent la révolte. La marche protestataire commence, menée par les tambours et suivie par les saxophones, en partant du bas des jardins près de l’Alzette et montant le chemin en dessous du Bockfiels.  
On entend les prières du muezzin lancées de la tour de la mosquée.  La manifestation vient à son summum,  le porte-parole de la manifestation de l’enclave espagnole au Maroc s’indigne de la situation intenable pour les réfugiés, la situation dégénère, on entend les sons de sirènes et de la police. Les sons des percussions arrivés entretemps en haut de la falaise et les accords des instrumentistes installés en haut du Bock, l’ancienne forteresse, et toute la hauteur vers la Ville Haute, les gros cuivres dans les casemates et les bois dans la vallée culminent en dernier passage d’ensemble en montant vers une apothéose sonore et faisant sonner le rocher d’une seul voix. Puis c’est le silence.